La condition humaine se définit par sa finitude, cette limite intrinsèque qui, en chaque instant, rappelle que notre existence est vouée à se terminer. Le concept de finitude nous confronte à l’inéluctable réalité de la mort et soulève ainsi des questions fondamentales sur le sens de la vie, la liberté et la responsabilité individuelle. À travers l’exemple du memento mori – cette invitation latine à se souvenir de sa mortalité – l’art et la philosophie nous incitent à méditer sur l’éphémère de notre passage sur Terre. Ce rappel constant de notre finitude ne doit pas être perçu comme une simple source d’angoisse, mais plutôt comme une opportunité de vivre plus intensément et de donner un sens profond à notre existence. C’est en explorant ces dimensions que nous pourrons questionner si, en fin de compte, la conscience de la mort rend l’existence tragique ou ouvre la voie à une vie authentique et créative.
Plan et contenu du cours | fichier pdf | télécharger [intro, parties I et II]
- La conscience de la mort rend-elle l’existence tragique ? | dissertation pdf | télécharger
- I. La conscience de la finitude comme source du besoin métaphysique
- II. Prendre conscience de la dimension tragique de l’existence : vivre son temps
- III. La conscience de la mort comme impulsion vitale et créatrice
Ressources en ligne
- Podcast | Pourquoi devrait-on distinguer l’existence et la vie ? [Radio France]
- Article [avec des exemples d’oeuvres d’art] | « Memento mori » [RTS.ch]
Lectures et commentaires
- Sénèque, De la brièveté de la vie [texte complet sur Wikisource]
- M. de Montaigne, Essais, I, 19 et 20 [télécharger pdf]
- A. Schopenhauer, « Sur le besoin métaphysique de l’humanité » [télécharger pdf]
- F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « Le convalescent » [télécharger pdf]
- M. Crépon, « L’éternel retour et la pensée de la mort » [cairn.info]
- L. Ucciani, « Schopenhauer ou l’inévitable métaphysique » [Philosophique]
