Terminale Générale
Cette page présente le programme de philosophie des classes de terminale générale à travers un parcours constitué de neuf leçons. Chaque leçon porte sur une ou plusieurs notions du programme autour d’une question philosophique, orientant ainsi l’étude vers l’analyse d’un problème spécifique. Celles-ci sont abordées en classe, partiellement ou intégralement, selon les besoins pédagogiques.
Programme année scolaire 2026/27
On se représente souvent la philosophie comme un ensemble de doctrines à mémoriser, une histoire de systèmes clos les uns sur les autres. La véritable attitude philosophique est pourtant celle de la recherche : celle du sens que l’être humain cherche à donner à son existence, à travers ce qu’il est, ce qu’il connaît, ce qu’il fait et ce qu’il produit. Le programme est organisé dans une progression qui se structure selon les grands moments de l’histoire de la pensée: l’Antiquité et les Moyen Age, la Renaissance et l’époque moderne, l’époque contemporaine qui va de la fin du XVIII siècle à nos jours.
Aux origines de la philosophie, il s’agit d’abord de comprendre l’ordre du monde : la nature obéit-elle à une nécessité aveugle ou à une raison qui la traverse, et que signifie alors chercher la vérité dans le cosmos ? De cette interrogation cosmologique naît une seconde question, celle de la vie éthique : comment vivre ensemble dans la cité, qu’est-ce que le bonheur, jusqu’où s’étend la liberté morale de l’individu face à la loi de la communauté ?
Le Moyen Âge déplace ce questionnement sur un plan vertical, celui du rapport entre foi et raison : la vérité y devient dogmatique, révélée, et la réflexion morale doit désormais composer avec un ordre divin qui excède la seule raison humaine. La Renaissance ouvre la question de l’art et de la technique : que fait l’homme lorsqu’il crée, et quelle liberté s’exprime dans le geste technique ou artistique ?
La révolution scientifique pose ensuite le problème de la méthode expérimentale et des critères de vérité, substituant à la certitude théologique une rationalité fondée sur l’observation et la preuve, porteuse d’une idée nouvelle de progrès. Les Lumières, enfin, transposent cette exigence rationnelle au champ politique : sur quoi fonder la justice, comment penser la souveraineté et le contrat qui lie les individus à la communauté, quelle place accorder à la liberté civile face à l’utilité collective ?
Dans notre époque la question du sens se radicalise davantage. Le travail et l’histoire deviennent l’objet d’une interrogation critique sur le progrès : celui-ci libère-t-il l’homme ou le dépossède-t-il de lui-même ? Le langage, à son tour, cesse d’être un simple instrument pour devenir ce par quoi le réel se construit et se donne à comprendre, ouvrant sur les grands débats de la philosophie contemporaine.
L’année s’achève sur une question existentielle : la conscience, l’inconscient et le temps vécu se rejoignent dans l’idée que le sens de l’existence n’est jamais donné, mais toujours à créer.
Documents
- Mémorandum et calendrier | PDF
- Infographie | Évaluation | PDF | IMG
- Infographie | Prendre des notes intelligentes | PDF | IMG
- B.O. Programme de philosophie de Terminale générale | PDF [site externe | Éduscol]
- Cours introductif | Fiche élève | PDF
Cours en ligne

La nature est-elle l'expression d'un ordre intelligible ?
L’étonnement devant l’harmonie du monde est à l’origine de la philosophie. Dès le VIe siècle av. J.-C., les premiers philosophes cherchent dans la nature elle-même le principe de son ordre. Le problème qui en découle est le suivant : la nature est-elle dotée d’une structure rationnelle que la raison peut mettre au jour, ou cet ordre n’est-il qu’une projection de l’esprit humain ?

Sommes-nous libres de vouloir le bien ?
Sommes-nous libres de vouloir le bien ? Le mot « vouloir » recouvre deux réalités : l’inclination naturelle vers ce qui nous attire et la décision rationnelle selon ce que nous jugeons bon. Si le bien relève d’un ordre extérieur à connaître, la liberté consiste à s’y conformer. Si, au contraire, le bien est une création de notre raison, la liberté devient un acte de auto-détermination. Ce dilemme fonde toute réflexion éthique : le bien est-il imposé par une autorité ou choisi volontairement ? Cours | Ressources pédagogiques Dissertation | Sommes-nous libres de vouloir le bien ? Introduction Cours | Introduction et problème BeauxArts | La mort de Socrate de J.-L. David L’exemple de Socrate, condamné pour avoir pensé le bien, marque un tournant : la philosophie ne cherche plus à comprendre le monde, mais à guider la conduite humaine. L’histoire de la philosophie présente trois approches. La tradition grecque lie le bien à la connaissance et à la vie commune. La modernité le fait dépendre de la raison individuelle. Les penseurs matérialistes voient dans le désir ou la puissance vitale la vraie source du « bien ». Quelle est donc la place pour la liberté ? Première partie |…