Le bonheur désigne un état de satisfaction profonde, de bien-être et d’accomplissement durable. Dans la philosophie antique, en particulier chez les Grecs, le bonheur est désigné par le terme eudaimonia, souvent traduit par « accomplissement » ou « épanouissement ». Aristote, par exemple, voit l’eudaimonia comme le but ultime de la vie humaine, atteint en réalisant pleinement sa nature rationnelle et en vivant en accord avec la vertu. Ce bonheur antique ne se réduit donc pas à une simple émotion mais correspond à une vie menée de manière vertueuse et harmonieuse.
Le bonheur peut être envisagé sous les critères de la durée et de l’intensité. Un état de satisfaction qui s’inscrit dans la durée, parfois perçu comme le résultat d’un mode de vie éthique, d’une sagesse ou d’un équilibre de vie. Ou des moments ponctuels de bonheur, qui, bien que éphémères, apportent des satisfactions intenses et peuvent s’accumuler pour contribuer au sentiment global de bonheur.
Le bonheur est souvent associé au plaisir, bien que les deux concepts soient distincts. Le plaisir est une sensation immédiate et souvent éphémère, liée à la satisfaction d’un désir particulier, tandis que le bonheur est une satisfaction plus globale, qui englobe les aspects intellectuels, émotionnels et éthiques de la vie. Certaines philosophies, comme l’épicurisme, considèrent que le bonheur consiste à rechercher des plaisirs mesurés et à éviter la souffrance, alors que d’autres, comme le stoïcisme, voient le bonheur comme un état indépendant des plaisirs et douleurs externes.
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- Vidéo | Serions-nous plus heureux sans le bonheur ? [Arté, durée 26′ 53″]
